Conférence sur René Caillié

Conférence et exposition sur René Caillié, illustre explorateur, le vendredi 17 mai 2019 à La Gripperie Saint Symphorien, à partir de 17h00.

Après une enfance passée à Rochefort, où son père est détenu au bagne pour vol, René Caillié, apprenti cordonnier attiré par l’aventure, s’embarque en 1816 pour le Sénégal comme domestique. Il quitte ensuite Saint-Louis pour la Guadeloupe, où il reste six mois, avant de revenir en France.
À la fin de 1818, il est de nouveau à Saint-Louis et, l’année suivante, il fait partie de la caravane qui porte secours au major Gray, à Boundou. Ramené malade à Saint-Louis, il rentre en France.
Entre 1820 et 1823, il voyage entre Bordeaux et les Antilles pour le compte d’un négociant en vins.
De retour au Sénégal, en 1824, il obtient l’appui du gouverneur Roger pour pénétrer chez les Maures, de l’autre côté du fleuve Sénégal. Il part le 3 août et se fait passer pour un Égyptien captif des Français et désireux de rejoindre son pays. Il vit misérablement au milieu des Maures, apprend leurs coutumes et leur langue.
En 1825, il revient à Saint-Louis, puis se rend à Freetown, capitale de la Sierra Leone, en 1826. Le gouverneur anglais refuse de financer son projet d’exploration vers Tombouctou, mais l’engage pour diriger une fabrique d’indigo. Ayant épargné quelque argent (2 000 francs), Caillié quitte la Sierra Leone, achète de la pacotille, se rend au Río Núñez vêtu comme un musulman, traverse avec une caravane le Fouta Djalon et parvient le 11 juin 1827, sur le haut Niger, à Kouroussa.
Il se dirige ensuite vers Djenné, mais il est obligé de s’arrêter, atteint de scorbut, et échappe de peu à la mort.
Il ne peut reprendre sa route que le 1er janvier 1828. Il arrive à Djenné deux mois plus tard, s’embarque sur une pirogue et atteint, le 20 avril, Tombouctou. Il séjourne très peu de temps dans Tombouctou, ville en pleine décadence, et la quitte dès le 4 mai pour aller toucher le prix de 10 000 francs offert par la Société de géographie de Paris au premier Européen qui atteindrait ce centre. Il fait partie d’une caravane qui se rend au Maroc. Le 12 août, il est à Fès, le 27 septembre à Tanger, d’où il s’embarque pour la France. Reçu triomphalement à Paris, il se voit attribuer le titre honorifique de résident à Bamako, ainsi qu’un traitement de 6 000 francs.

Maire de Champagne (1836 et 1838), il semble s’ennuyer sur son domaine de La Baderre (devenu l’Abadaire) sur la commune de La Gripperie-Saint-Symphorien. Il rêve de partir une nouvelle fois en Afrique. Il meurt sur ses terres le 17 mai 1838, usé par son périple, des suites d’une maladie contractée en Afrique (sans doute d’une maladie du sang apportée par le paludisme).
Il est enterré dans la commune voisine dePont l’Abbé d’Arnoult.

Il est fait chevalier de la légion d’honneur le 10 décembre 1828

—  Alfred FIERRO

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Écrit par :

  • Alfred FIERRO : archiviste-paléographe, conservateur à la Bibliothèque nationale

CLASSIFICATION

  1. Géographie
  2. Histoire de la géographie
  3. Explorations et explorateurs
  4. Explorations et explorateurs, du XIXe s. à nos jours

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POUR CITER L’ARTICLE

Alfred FIERRO, « CAILLIÉ RENÉ – (1799-1838) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rene-caillie/

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